Diouk & Diablo

La vie et les activités de Diouk et Diablo, deux jeunes Border Collie, au troupeau, en dressage, en stage chez Philippe Heintz et dans la vie de tous les jours, mais aussi la vie et la réhabilitation de chiens en famille d’accueil à « la ferme du bonheur »

16 octobre 2014

Je médiate, tu médiates, nous médiation !

Salut  à toi, fidèle parmi les fidèles de cet antre de la générosité, du bon goût, de la vanne moisie et du chienchien !

Rhâââ, j’vous dis pas ! Comment on est toujours trop trop occupé en ce moment !

Des tas d’activités, de rencontres avec des gens formidables il y a deux semaines pour ce nouveau stage « médiation animale » avec « d’un cœur à l’autre », puis le week-end dernier avec de la visite, des adoptants/amis d’un certain Taï samedi, puis d’Elrina O’Brien dimanche, avec sa moitié, un type formidable qu’on appelle Jo. Ils étaient venus avec un certain Akela, le deuxième chien d’Elrina.

Akela.

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Oumak et Akela.

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Le premier, vous le connaissez, il s’agit de Billy, le premier chien en famille d’accueil à « la-ferme-du-bonheur ». Le même week-end donc, les adoptants du notre premier CSP (rapport à l’association Cœur sur Pattes) et les adoptants de notre dernier CSP, nous rendaient visite, étonnant non ?

Bref, si je vous ai conviés aujourd’hui, enfin ordonné plutôt, de venir lire ce billet, c’est parce que hier et aujourd’hui, j’étais de repos…

Un événement par jour, c’est un bon score je trouve.

Hier, et c’était prévu depuis longtemps avec « Les Peupliers », EHPAD que nous visitons depuis trois ans maintenant avec Diouk, Diablo et plus récemment Oumak, la séance de médiation était radicalement différente de ce que nous avons l’habitude de faire. Nous n’avons pas bougé de la maison, fainéants que nous sommes, en revanche, cinq résidents de cette structure sont venus nous rendre une petite visite, haha, ça vous scie la nouille ça non ?

Avec un minibus adapté, et son chauffeur très professionnel et bien évidemment notre Nathalie nationale, animatrice, ces personnes ont pu nous rejoindre en toute sécurité.

Nous avions disposé deux tables pour le goûter, et le thème du jour vous l’imaginez bien était : « Nature et animaux ».

Fabienne a donc convié Francky, Douce et Espérance à nous rejoindre, tandis que les chevaux étaient observés d’un peu plus loin. Puis un moment après ce sont Diablo, Oumak et Plume qui nous ont rejoints. Nous n’avons pas sorti tous les chiens, parce qu’il aurait fallu être trop prudent en cas de phase d’excitation ou de jeux, donc surtout afin de minimiser le risque.

Par la suite, mon modeste livre photo a circulé de mains en mains, certains ont une meilleure vue, donc ils ont fait la lecture des annotations. Nous avons pris le goûter, cidre, tarte bressane, jus de fruit, tout en discutant.

C’était une nouvelle forme de médiation animale pour nous, mais c’était vraiment très agréable, les résidents présents semblaient ravis et souvent émus. Une dame tirait son petit chariot pour l’oxygène, mais ne l’a presque jamais utilisé, le monsieur a pris deux fois de la compote et se sentait vraiment bien, son sourire au contact des chèvres en disait long. Tout le monde était heureux d’être ici, autant que nous en fait.

Nous essaierons au printemps de reproduire ce genre de séances, l’idée d’Arween était vraiment bonne, l’organisation aussi, et le plaisir donné d’autant plus grand.

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Autre nouvelle, Canicamp était pour la deuxième fois cette année au Lycée d’Enseignement Agricole Privé de la Bresse. Accompagnés par Diouk et Diablo, nous avons présenté la médiation animale à 24 monstres de 16 ans. Généralement, ce module « libre » se fait en fin d’année, cette fois, c’était plus tôt. Une semaine pour s’organiser, se préparer et hop !

Une belle séance de presque deux heures, avec des jeunes intéressés, intéressants et attentifs. Les deux compères n’ont jamais été aussi détendus, voire même dissipés, à faire les andouilles et à jouer, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’hilarité.

Pour la petite histoire, l’entrée en matière se fait de la manière suivante :
J’entre seul devant les élèves, je branche ma clé USB, je les regarde à tour de rôle, en faisant un ou deux commentaires, jusqu’à ce qu’ils finissent par s’interroger :
« ‘Tain, mais c’est qui ce galabru ? »
Alors je siffle une fois et Fabienne, cachée plus loin dans le couloir avec les professeurs lâche le premier chien, Diablo, ce qui ne manque pas de créer une certaines surprise.
Je siffle alors une deuxième fois et c’est Diouk qui déboule.
Ensuite, Fabienne et les profs entrent.

C’est toujours assez rigolo de voir leurs têtes lorsque les chiens entrent, un vrai plaisir en fait, qui introduit parfaitement ce qu’est la médiation animale.

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Deux jours de suite et deux formes de médiation animale complètement différentes. La première à visée récréative, et la deuxième à visée éducative. Dans les deux cas, nous prenons toujours autant de plaisir à côtoyer l’autre, à essayer de lui donner, c’est à dire à l’inverse de la mouvance normale de la société moderne, qui semble être : « Prends ce que tu peux à l’autre, tu en as plus besoin, et de toutes façons, c’est un con ».

Nous ne prétendons rien, et surtout pas être meilleurs que les autres, parce qu’avec le temps, nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises de constater ce que font certains, de les côtoyer et d’admirer leur travail, simplement, nous avons l’impression de faire du bien à quelques personnes l’espace d’un instant, ou le sentiment d’avoir transmis quelque chose pendant deux heures, de ne pas nous comporter en égoïste en permanence. Voilà, nous ne sommes pas égoïstes, enfin pas tout le temps, enfin, des fois, on évite.

Pour finir, nous sommes retournés (enfin allé pour la première fois en ce qui me concerne) chez nos producteurs de légumes, du local, du bio, du sain, tant dans les propos que dans la façon de faire. Des amateurs de photographie, des ornithologues avertis, des gens sains, comme leur production. Tout près de chez nous…

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Voilà pour ces deux jours de… ZZZzzz… de… Repos…Zzzzzzz




12 octobre 2014

Race dangereuse ?

Salut les potes !

Ça fait un bail hein ! Pfff, en ce moment, j’te dis pas ! En ce moment, c’est pas « Patate est sa mère occupé », c’est « Patate est sa mère occupé, la race de sa grand-mère », tu vois le genre.

La semaine dernière, c’était stage chiens médiateurs avec l’association « D’un cœur à l’autre », en tant que formateur pour la partie communication canine et prévention morsure, et en tant qu’éducateur avec Laurence et Cécile, professionnelles du chiens elles aussi, le tout sous le commandement de Marie Lienhard, présidente de cette belle association. Saviez-vous d’ailleurs que votre Patate national en est désormais vice-président ? Hein ? Le saviez-vous ?

Bon bref…

Si je vous ai réuni ici aujourd’hui c’est pour évoquer un sujet d’actualité, suite à la morsure d’un chien divagant sur quatre enfants au Havre, il y a quelques jours. Comme d’habitude, chacun y va de son petit commentaire, de ses théories, par rapport à ses connaissances ou par rapport à ce que sa grand-mère lui a appris.

Je vous encourage à suivre ce lien, vers une vidéo de Thierry Bedossa, vétérinaire comportementaliste, exposant son avis sur la question.

http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/europe-midi-votre-journal-wendy-bouchard/videos/thierry-bedossa-aucun-chien-ne-nait-dangereux-2251909

Thierry Bedossa est un professionnel du chien reconnu. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit ou écrit, mais la plupart du temps, je trouve qu’il apporte quelque chose d’assez sain dans le monde canin.

Je vais donc à mon tour essayer d’apporter une réponse à la sempiternelle question :

« Certaines races de chiens sont-elles dangereuses ? »

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Tous les chiens font partie d’une sous espèce de Canis Lupus, de la famille des canidés, qui se nomme Canis Lupus Familiaris. Tous font donc partie de la même espèce. Tous les chiens ont le même éthogramme, ont le même mode de communication, les mêmes codes, la même sensibilité hormonale… Ceci est un fait, pas une théorie.

En revanche, ce dont il faut être conscient est que des différences génétiques existent entre les différentes races, et qu’elles engendrent à la fois des différences physiques et comportementales. Certaines races ont donc naturellement certaines « compétences », le border collie en est le parfait exemple. Vous ne pourrez évidemment pas utiliser un boxer pour conduire un troupeau, alors que la plupart des borders seront parfaitement à l’aise dans cette activité.

Ces différences génétiques peuvent-elles engendrer la dangerosité chez un chien de manière innée ?

Je répète une fois de plus, les codes, les signaux, les postures menaçantes, tout existe chez tous les chiens. Le langage est le même, et la gamme de communication aussi. J’aime bien parler de gamme, parce que c’est la meilleure image pour évoquer la communication.

Do, signal très discret, un peu d’inconfort.
Ré, plissement des yeux.
Mi, quelques petits coups de langue sur la truffe.
Fa, bâillement…
Sol, …suivi par un tremblement prononcé.
La, retrait de la situation inconfortable.
Si, grognement...
Do, une octave au dessus : morsure.

Ceci est évidemment extrêmement schématique, la réalité est plus complexe.

Cette gamme est une constante chez les chiens, quels qu’ils soient, toutefois, leur base génétique peut provoquer des différences dans son utilisation. Certaines montées peuvent se faire plus ou moins vite… Ecoutez BB King, puis Joe Satriani, vous vous rendrez vite compte que le deuxième déroule les gammes beaucoup plus vite, ce qui n’enlève rien au premier bien entendu. Simplement, ça va plus vite, les aigus sont atteint beaucoup plus vite.

Alors oui, je pense qu’en fonction de la race, certaines différences de comportement existent, certaines qualités, certains particularité, mais la morsure, comme le grognement, existe chez tous les chiens, quelle que soit la race, et en dehors d’une véritable tare, elle n’est que la réponse à une agression, à une douleur, à une peur, et c’est valable pour tous les chiens, petits, gros, beaux ou laids, classés dangereux ou non. Là est d’ailleurs toute la perversité de la classification des chiens, classer des animaux dans une case « chien dangereux » induit naturellement que les autres sont des « chiens pas dangereux », ce qui est une ineptie, voire même une folie.

Dans des conditions normales, avec une socialisation et une éducation correcte, aucun chien ne présente plus de danger. Dans cette éducation, il est d’ailleurs primordial de favoriser et de renforcer les réponses modérées, mais nier que la peur, la douleur ou simplement le stress peuvent modifier le comportement « normal » d’un chien revient à mettre en danger son entourage direct, et lui-même évidemment. Un chien n’a pas de sens moral, il n’a que ses codes pour s’exprimer et la morsure en fait partie. Une morsure d’un chien de 50kg aura des conséquences plus fâcheuses que celle d’un petit chien, c’est évident, mais l’un comme l’autre peut être amené à cette extrémité.

Cette fois, je rejoins donc Thierry Bedossa, ce dont il se fout royalement j'imagine, en disant que en dehors d’une vraie tare, aucun chien ne naît dangereux, en ajoutant un bémol toutefois. Si la gamme de communication est la même pour tous, il faut tenir compte des particularités de chaque race, leurs origines génétiques font que certains individus peuvent naturellement avoir un seuil de tolérance plus bas, ou des réponses plus appuyées.

Quelques photos de différents chiens.

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21 septembre 2014

Syndrome de quoi vous avez dit ?

Salut les amibes ! 

Aujourd’hui un billet un peu particulier, car dans un premier temps, il vous faudra suivre un lien, lire l’article et revenir ici pour terminer le billet. Voici donc un article très intéressant écrit par Carlotine Leicht concernant un type d’éducateur canin, et certaines méthodes ancestrales qui semblent avoir la vie un peu trop dure. Alors un peu de texte et quelques photos "d'hier" à la fin, 

http://chienmatin.com/syndrome-du-dompteur-de-lion-education-canine/

Le billet d’aujourd’hui n’est en réalité qu’un complément et un appui pour cet article que j’ai trouvé assez bien écrit et fort intéressant. Vous imaginez bien que je suis totalement en accord avec son auteur mais j’aurais quelques petites choses à ajouter.

A l’instar du raciste de base (pléonasme), l’éducateur atteint du syndrome du dompteur de lion semble se faire un devoir de dénigrer, de préférence de manière insultante les personnes qui ne sont pas en accord avec ses méthodes, ou tout simplement qui ne lui ressemblent pas. Tout ce qu’il n’approuve pas, il tente de le démonter, tout ce qu’il ne connaît pas, il le repousse. Continuellement effectivement, il tente de se justifier, par les résultats, par des « preuves » sur différents médias et tente de prouver que si les « autres » ne diffusent pas des preuves du même genre, c’est parce qu’ils sont incompétents. Il s’agit clairement d’un faux syllogisme à la Ionesco : « Mon chat a quatre pattes, mon chien a aussi quatre pattes donc c’est un chat »… Enfin, un truc du genre…

Comment le reconnaître ?

Dans l’article, quelques astuces sont données pour identifier un éducateur atteint du syndrome du dompteur de lion, j’en ajouterai quelques unes.

L’EASDL (éducateur atteint du syndrome du dompteur de lion) répète certains gestes de manière compulsive, comme tirer la laisse vers le haut, parfois même suffisamment fort pour suspendre le chien. Dans d’autres situations, il effectue le mouvement inverse, en tirant fortement la laisse vers le bas. Ceci doit normalement vous rappeler la vidéo du berger picard en initiation au troupeau dont nous avions parlé il y a quelques temps.

L’EASDL ne connaissant que ses propres méthodes, il extrapole toutes les autres. Le travail avec des friandises rend les chiens obèses par exemple, ce qui est évidemment facile à contredire en regardant des démonstrations ou compétitions d’obé rythmée.

L’EASDL se revendique de la race des gens qui « parlent chien », mais en regardant les vidéos disponibles de ces diverses personnes, on s’aperçoit très rapidement qu’au contraire, elles ne tiennent jamais compte ni des postures, ni des signaux envoyés par le chien, ni de la position de la queue, qui restera dans ce genre d’environnement un éternel incompris.

L’EASDL a besoin d’une cour, a besoin de se sentir flatté, sans ça il ne peut survivre. Ses courtisans boivent ses paroles la plupart du temps sans réfléchir, certains n’en ont d’ailleurs pas les capacités.

L’EASDL peut être démasqué au premier coup d’œil par un moyen très simple, je vous donne cette astuce, ne me remerciez pas c’est tout naturel. L’EASDL prend très régulièrement des postures dignes des grands maîtres de Kung-fu. Accroupi, une jambe tendue, une repliée, une main tient la laisse tendu sur le côté, et l’autre, d’un mouvement très sûr, vient se poser à plat un peu plus près du collier, pour créer une traction vers le bas. Parfois, il reste immobile, accroupi, les deux bras écartés en regardant fixement le chien dans les yeux. Bref, à partir du moment où vous pouvez constater une analogie entre l’éducateur et le maître de Kung-fu, fuyez.

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L’EASDL s’attaque régulièrement à des personnes extrêmement compétentes dans différents domaines ou disciplines, ayant parfois gagné des compétitions nationales ou internationales, grâce à des entraînements uniquement basés sur des méthodes positives, il se ridiculise donc la plupart du temps sans l’aide de personne, ce qui est assez rigolo. Il s’agit en réalité d’une méthode de communication, attaquer les personnes les plus médiatiques ou reconnues, pour que le discours touche le public le plus large.

Nous en avions déjà parlé ici même, le problème de ce genre de personnage est qu’ils arrivent à faire illusion face à une personne inexpérimentée, tout simplement parce que le chien en cause va bien modifier son comportement face à leurs agissements, et que l’assistance dévouée appuiera encore cette image de professionnel. Pour une personne inexpérimentée, tout peut sembler normal, simplement parce qu’elle n’a aucune référence.

Pour que tout soit bien clair, parce que créer la confusion dans la tête des gens semble devenu un sport national pour l’EASDL, petit rappel sur ce que sont les méthodes positives.

Quatre éléments composent le conditionnement opérant :

La punition positive (P+) : il s’agit d’ajouter une aversion, une douleur physique, un gros « Non », ou toute autre réponse au mauvais comportement du chien qu’il pourra ressentir comme désagréable.

Le renforcement négatif (R-) : dans ce cas, une aversion est mise en place, puis retirée dès que le comportement désiré apparaît. Pour faire asseoir un chien par exemple, il est tout à fait possible de presser fortement sur son arrière train jusqu’à ce qu’il adopte la position assis, à ce moment on arrête d’appuyer, on retire l’aversion.

La punition négative (P-) : Face à un mauvais comportement, on peut également retirer ce qui est plaisant pour le chien, par exemple, à l’arrivée du maître à la maison, le chiot lui saute sur les jambes, en lui tournant le dos et en l’ignorant, on lui enlève ce qu’il aime le plus au monde, l’attention de son maître.

Renforcement positif (R+) : Ici, on récompense le chien lorsqu’il a le comportement désiré, en lui apportant un plaisir, une récompense. Lorsque le chien s’assoit, le maître le caresse.

Ce petit rappel simplement pour les commentateurs fanatiques des EASDL, dont la hauteur de plafond située à peu près au niveau du parquet les encourage à eux aussi raconter tout et n’importe quoi.  Vous remarquerez que dans ces appellations, on utilise les mots négatif et positif. Ces mots représentent respectivement le fait d’enlever quelque chose et d’ajouter quelque chose. Dans le renforcement positif, on ajoute une récompense, dans le renforcement négatif, on enlève une aversion.

Travailler en « méthode douce » implique d’utiliser la punition négative et le renforcement positif dès que c’est possible, et dans une immense majorité des cas, c’est possible. Immense majorité des cas, ça comprend évidemment chien peureux, chien agressif, chien insupportable, chien à la con, chien avec instinct de troupeau surdéveloppé, chien pot de colle, chienchien à sa mémère, chien sauvage… Toutefois, parce que contrairement au EASDL, nous ne portons pas d’œillères ici, jamais nous ne nierons que la punition positive est utilisée, parce que dans certains cas, aucun autre choix n’existe. A fortiori lorsque la vie d’un être vivant est en jeu, qu’il soit canin ou humain, ou quoi que ce soit d’ailleurs. Une remontrance vocale, voire une engueulade bien propre, n’a jamais tué aucun chien, et son utilisation ne doit pas être niée. Ce dont il faut être conscient est que dans les méthodes douces telles que nous les appliquons, elle doit être réduite au strict minimum, d’abord pour éviter d’entrer en conflit systématique avec le chien, et évidemment pour ne pas exercer une pression psychologique constante.

Beaucoup plus ennuyeux avec les EASDL est qu’ils ont une fâcheuse tendance à raconter un peu de la merde, comme disent les jeunes. L’exemple le plus flagrant consiste à dire que les personnes travaillant en « méthodes positives » ont tout le temps sur eux une caisse de morceaux de saucisse, et qu’elles règlent toutes les situations en les distribuant en masse. Ceci est évidemment une ineptie, un mensonge, une incompréhension totale de ce que nous faisons et dénote une volonté de nuire flagrante. Les récompenses peuvent d’abord être diverses, alimentaires, tactiles comme la caresse, vocale, ou même beaucoup plus complexes, mais je ne m’étendrai pas sur le sujet, enfin, pas cette fois. Il est évident que cette récompense ne doit être utilisée que lorsqu’un comportement désiré est développé, et en aucun cas lorsque le mauvais apparaît, il faudrait viser à arrêter de nous prendre pour des buses. D’autre part, il ne faut pas occulter la puissance du stimulus disruptif, qui permet justement de casser une séquence comportementale non désirée pour rediriger le chien vers une séquence intéressante, un bon comportement, qui lui, sera renforcé… Mais ça, ça leur passe au dessus de la courge manifestement.

Pour finir, est c’est peut-être l’élément le plus important de ce billet, la notion de conditionnement opérant N’est PAS un outil, ce N’est PAS non plus une méthode, C’EST UN FAIT. Il ne s’agit pas de se lever le matin et de se dire : « Tiens, aujourd’hui, je vais utiliser le conditionnement opérant ». Ce serait aussi con que de dire : « J’espère qu’aujourd’hui, il y aura une température dehors ». Quoi que vous fassiez, il fera ou froid, ou chaud, ou tiède, ou une putain de canicule, ou –40°… Le conditionnement opérant existe, quelles que soit les méthodes utilisées par l’éducateur, jour et nuit, que le maître soit con comme une valise sans poignée ou le meilleur d’entre tous, c’est un élément dont on doit tenir compte quel que soit la situation.

Voilà, en espérant avoir contribué modestement à cet article que j’ai beaucoup apprécié, je conclurai simplement en disant que vivre plusieurs années, jour et nuit, avec un groupe constitué de 6 ou 9 chiens permet je pense d’avoir une bonne idée de ce qu’est un chien, d’autant plus lorsque petits, gros, de toutes les races, entrent et sortent du groupe toutes les semaines, et que malgré cela, réflexion, observation et remise en question font partie de nos journées... Ce qui ne semble pas être le cas de tout le monde...

Quelques photos ?

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